un chaman, une herboriste et le peuple végétal
Ce dialogue entre le chaman Eric Sunfox Marchal et l’herboriste Nataschja Derks explore la relation sacrée entre l’humain et le végétal. Ensemble, ils partagent leur connexion à l’esprit des plantes, la transmission des savoirs ancestraux et la vision d’un chamanisme écologique où l’humain retrouve sa place dans le grand tissu du vivant.
En savoir plus sur l’herboriste Nataschja Derks : https://www.deherboriste.com/
ou aller à la rencontre de l’esprit des plantes avec Eric : https://chamanisme.fr/flower-power-chamanisme-herboristerie-alchimie-plantes/
Sites officiels : https://chamanisme.fr/ & http://savitur-tantra.fr/ & https://www.eric-marchal.com/
– YouTube & Facebook & Instagram
La Rencontre de Deux Passeurs de Nature
Eric Sunfox Marchal reçoit une herboriste néerlandaise Nataschja Derks dans le Morvan pour un dialogue à coeur ouvert sur leur relation commune au monde végétal. L’un est chamane, gardien du feu et des rituels. L’autre est une femme de terrain qui vit avec les plantes depuis l’enfance. Leur point commun : trente ans de cheminement avec la nature comme maîtresse d’école.
- L’herboriste a étudié trois ans aux Pays-Bas : plantes médicinales, méthodes d’extraction, teintures mères
- Eric apporte la dimension cérémonielle et la connexion aux états modifiés de conscience
- Tous deux transmettent aujourd’hui ce qu’ils ont reçu de la nature et de leurs enseignants
L’Esprit des Plantes et la Relation Sacrée
Au coeur de la conversation émerge la notion d’esprit des plantes. Ce terme ne désigne pas une entité fantomatique mais une présence subtile et sensible avec laquelle on peut entrer en relation. La différence entre un chimiste et un guérisseur tient à la qualité de présence de l’opérateur.
- La cueillette se fait avec respect, rituel et offrande — jamais par prélèvement abusif
- La nature n’est pas un supermarché : on ne prend pas sans donner
- Chaque plante a sa médecine : l’aubépine pour le coeur et la peur, l’ortie pour le foie et la peau
- L’alchimie végétale ajoute l’intention à la matière : l’état de l’opérateur transforme la préparation
Chamanisme Écologique et Spiritualité Incarnée
Le chamanisme aujourd’hui porte une responsabilité écologique. Il ne s’agit pas d’un parti politique mais d’une écologie sacrée : l’humain n’est pas au-dessus de la nature, il en est un élément. La spiritualité incarnée, c’est vivre cette appartenance au vivant comme une évidence charnelle, pas comme une croyance.
- Nous sommes la nature — notre enveloppe corporelle ne s’arrête pas à notre peau
- La hutte de sudation, les offrandes, le tabac sacré : les plantes sont partout dans les rituels
- Le chamanisme n’est pas un développement personnel : il est au service de la communauté
- Chaque personne reconnectée à la nature devient un acteur du bien commun
Repères et Transcription de la vidéo
[00:00] – Rencontre dans le Morvan. Eric accueille son invitée et la conversation s’engage sur leur rapport personnel à la nature et aux plantes.
[00:37] – Nos racines avec la nature. Les deux intervenants constatent que l’humanité a oublié son origine végétale. Retrouver cette connexion est la clé de l’harmonie perdue.
[03:18] – L’esprit des plantes. Eric interroge son invitée sur la dimension subtile du végétal. Le dialogue révèle une conception de l’esprit comme relation sensible, non comme projection imaginaire.
[07:25] – Grand-Mère Terre et écologie sacrée. La nature n’est plus une force indomptée mais une grand-mère fragile dont nous devons prendre soin. Le chamanisme moderne intègre cette responsabilité.
[10:35] – Dialogue avec le végétal. L’herboriste partage sa méthode de préparation des teintures mères. Eric distingue la chimie de l’alchimie : l’état de conscience de l’opérateur change tout.
[17:50] – Alchimie et transmission. Les deux praticiens évoquent leur complémentarité : l’une connaît la terre et les préparations, l’autre guide vers le sacré. Ensemble, ils forment une équipe au service du vivant.
[27:27] – Le temps de transmettre. Trente ans de chemin pour chacun. Ce qui a été reçu de la nature et des enseignants doit être partagé aux générations futures. Le moment est venu.
[31:45] – Spiritualité incarnée. Le chamanisme n’est pas une évasion spirituelle mais un ancrage dans la matière. Être un avec la nature, c’est redevenir un élément du grand tout, humble et relié.
Questions Fréquentes
Qu’est-ce que l’esprit des plantes en chamanisme ?
L’esprit des plantes désigne la dimension sensible et subtile du végétal avec laquelle on peut entrer en relation. Ce n’est pas une croyance fantastique mais une perception fine qui se développe par l’attention, le respect et la pratique d’états modifiés de conscience. Chaque plante devient alors une enseignante.
Quelle est la différence entre chimie et alchimie végétale ?
La chimie assemble des substances pour produire une réaction mesurable. L’alchimie végétale intègre l’intention et l’état de l’opérateur : la qualité de présence, le rituel, la relation à la plante transforment la préparation. C’est la différence entre une recette technique et un acte sacré.
En quoi le chamanisme est-il écologique par nature ?
Le chamanisme replace l’humain dans le tissu du vivant, non comme dominant mais comme élément interdépendant. Il porte une responsabilité écologique ancestrale : prendre soin de Grand-Mère Terre, transmettre une spiritualité incarnée qui n’est ni une religion ni une fuite du monde, et rappeler que nous sommes la nature.