video L’Écologie Sacrée & Chamanisme : Enseignement de Eric Sunfox Marchal

Eric Marchal explore l’écologie sacrée chamanique : retrouver le lien direct avec le vivant par l’expérience sensible. Face à la crise écologique, le chamanisme propose moins de contraintes extérieures et plus de connexions vécues avec l’arbre, la rivière, l’animal. Une écologie qui devient une évidence quand on sent le sacré en chaque lieu.

pour explorer ces dimensions avec Eric :
http://chamanisme.fr/ & https://www.eric-marchal.com/ & http://savitur-tantra.fr/
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L’écologie, une science de la relation oubliée

Ernst Haeckel définit l’écologie au 19e siècle comme la science des relations entre les organismes dans leur environnement. Ce mot n’apparaît qu’à l’époque moderne parce qu’auparavant cette connexion était une évidence. Les humains ont commencé à perdre ce contact avec la ville, l’accélération et le monde mental. Eric rappelle qu’il a fallu inventer un mot pour dire ce qui se vivait naturellement.

Le sacré au coeur de l’écologie chamanique

Chez les Lakota, le Grand Esprit s’appelle Wakan Tanka, ce qui signifie « bison sacré ». Le bison donne tout : viande, peau, tendons, os, vêtements, tipi, outils rituels. Cette relation de symbiose montre une humanité qui fait complètement partie de la nature. L’écologie ne peut pas être détachée du mot « sacré » : c’est en sentant le sacré en chaque lieu que l’on retrouve sa juste place.

Pollutions intérieures, pollutions extérieures

Eric établit un parallèle entre ce que l’homme fait à l’intérieur de lui et ce qu’il fait à l’extérieur. La perte de relation mène aux pollutions de la terre (pesticides, plastiques), de l’eau, de l’air. L’humain s’est cru séparé de la nature, une croyance fondamentalement fausse. Mais face à cela, deux voies s’opposent.

La contrainte extérieure ne suffit pas

Venir dire de l’extérieur « respecte la nature » parle à l’enfant en nous et culpabilise. Les taxes carbone et autres contraintes imposées peinent à produire un changement durable. Ce n’est pas en forçant que l’on réveille la conscience écologique.

L’expérience directe transforme

Le chamanisme propose une tout autre voie : sentir, vivre l’expérience de la relation et du contact. La sylvothérapie est un début, mais quelqu’un qui a réellement senti la puissance d’un arbre, la sève vibrer comme les battements du coeur, n’a plus besoin qu’on lui dise d’en prendre soin. L’évidence naît de l’expérience vécue.

Retrouver sa juste place parmi le vivant

Eric propose une vision large de notre place dans l’univers. Il évoque la responsabilité sur sept générations, la relation aux autres règnes (animal, végétal, minéral, invisible), et la nécessité d’élargir notre perception à des dimensions infinies. Chaque lieu devient le centre du sacré quand on le perçoit vraiment.

  • Prendre soin devient une évidence quand on a senti le lien
  • La responsabilité s’étend aux sept générations à venir
  • Tous les règnes ont la même hiérarchie sacrée
  • Chaque point de l’univers est un centre possible
  • L’humain est un passage, pas un propriétaire de la Terre

Eric propose d’inventer le mot « écolitique » : l’art des interactions entre les humains et tout ce qui vit, en percevant en chaque endroit le divin, le magique, le subtil.

Repères et Transcription de la vidéo

[00:00]
Introduction : le chamanisme propose une écologie du contact et de la relation plutôt que des injonctions extérieures.

[00:37]
Ernst Haeckel et la définition de l’écologie comme science des relations entre les organismes et leur environnement.

[01:56]
La perte du lien avec le vivant à l’ère urbaine. L’écologie est née parce que l’évidence s’était perdue.

[02:20]
Les Lakota et Wakan Tanka (bison sacré) : une civilisation en symbiose totale avec la nature qui donne tout.

[03:22]
L’illusion de la séparation entre l’homme et la nature. Une croyance récente et fondamentalement fausse.

[04:00]
Les pollutions intérieures reflets des pollutions extérieures. De la terre à l’air en passant par l’eau.

[05:43]
Deux voies face à la crise : la contrainte extérieure culpabilisante ou l’expérience directe du lien.

[06:32]
La sylvothérapie et l’expérience de sentir la puissance d’un arbre, sa sève vibrer comme un coeur.

[07:43]
Quand l’expérience vécue devient une évidence, plus besoin d’injonctions. Prendre soin coule de source.

[08:46]
La juste place : Lilo & Stitch et la chaîne alimentaire des moustiques. L’humain comme élément d’un tout.

[10:45]
La responsabilité sur sept générations. Chaque acte mesuré jusque dans ses conséquences lointaines.

[11:58]
L’élargissement aux autres règnes : animal, végétal, minéral, invisible. Des dimensions infinies où chaque point est le centre.

[13:15]
L’exemple du tronc coupé : la vie grouille et reprend même après la coupe. La vie continue, avec ou sans les humains.

[14:57]
Le chamane alchimiste fait le lien entre les mondes invisibles, la nature et la société.

[15:26]
Proposition : inventer l' »écolitique », l’art des interactions entre les humains et le vivant, en percevant le sacré en chaque endroit.

Questions Fréquentes

Qu’est-ce que l’écologie sacrée chamanique ?

L’écologie sacrée chamanique replace la relation directe et sensible avec le vivant au coeur de notre rapport à la nature. Elle ne passe pas par des injonctions extérieures ou des taxes mais par l’expérience personnelle du contact avec l’arbre, la rivière, l’animal. Quand on sent réellement cette connexion, prendre soin devient une évidence intérieure.

Comment le chamanisme peut-il aider face à la crise écologique ?

Le chamanisme propose de restaurer le lien rompu entre l’humain et la nature par l’expérience directe et le ressenti. Plutôt que des règles imposées, il invite à vivre la relation : sentir la puissance d’un arbre, communiquer avec une plante, se laisser nettoyer par une cascade. Cette expérience transforme durablement le comportement parce qu’elle touche le coeur et non la peur.

Que signifie « retrouver sa juste place » dans le chamanisme ?

« Retrouver sa juste place » c’est cesser de se croire séparé ou supérieur à la nature. L’humain n’est qu’un passage, un élément parmi d’autres dans un tissu de relations qui s’étend sur sept générations. Chaque lieu est le centre du sacré. Notre responsabilité est d’agir en conscience pour que nos actes respectent tous les règnes du vivant.