Vidéo Une Odyssée Sacrée : l’Eau – le Monde du Milieu – l’Ombre – le guerrier
Introduction : Le Basculement « Pourquoi je te propose aujourd’hui d’embarquer avec moi dans une odyssée sacrée ? Pourquoi une escale autour de l’eau, du monde du milieu, du guerrier, de l’ombre, du monde des rêves et du tabac sacré ? Nous avons tous vécu notre Iliade. Ce temps de la force brute, de la lutte contre le monde extérieur où nous cherchions à prouver notre valeur, à réussir ceci ou cela par la lutte, le combat et la conquête. Mais vient un moment où le fracas des armes ne suffit plus. Troie est tombée et nous nous retrouvons seuls sur le rivage. C’est ici que commence l’Odyssée. Le passage de l’Iliade à l’Odyssée, c’est le passage du héros guerrier au chercheur explorateur. Nous ne partons plus pour conquérir une terre. Nous laissons là la terre mère pour rencontrer un nouvel élément avec comme perspective de retrouver notre véritable demeure, Ithaque, le centre de notre être, le Soi, l’Atman. Mais le chemin est encore long. »
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A tous le Cycle de l’Odyssée Sacrée : chamanisme.fr/odyssee-sacree-exploration-soi-realisation-spirituelle/
Autre infos et proposition de Eric : Eric-Marchal.com / Chamanisme.fr / Savitur-Tantra.fr
La Verticalité du Guerrier « Mais avant de naviguer, nous devons intégrer la verticalité, la place de l’humain entre ciel et terre. Le guerrier, comme Pierre-Yves Albrecht nous l’a appris, c’est d’abord trouver en soi le discernement, l’épée qui tranche l’illusion et la discipline. Nous ne fuyons pas le combat, nous changeons de front. Le guerrier intérieur est désormais celui qui protège l’espace sacré. Contrairement au paysan qui attend, le guerrier devenu explorateur décide du moment du départ. Il transmute sa force physique en volonté, en volonté spirituelle pourrait-on dire. Ulysse ne survit pas parce qu’il est le plus fort, mais parce qu’il sait réfléchir, il sait se déguiser, voire mentir, attendre… attendre le moment propice pour agir. Symboliquement, on passe de l’âge du héros guerrier à celui de l’homme moderne qui survit par son esprit. »
« Alors comme chez Pierre-Yves Albrecht encore une fois, comme dans son art de la chevalerie, mais aussi comme avec l’idée du guerrier impeccable chère au sorcier Yaqui qui est Don Juan dans l’œuvre de Castaneda, il nous faudra acquérir les qualités propres du guerrier avant d’imaginer continuer l’aventure ; intégrer ces qualités, les intégrer et les dépasser. Je dis bien du guerrier, pas du soldat, pas du militaire, encore moins du va-t-en-guerre en ces temps troublés que nous vivons. Nous nous rapprochons ici plutôt de l’image du samouraï légendaire dans sa noblesse ou encore d’Arjuna, l’archer mythique de la Bhagavad Gita, qui œuvre selon l’ordre des choses pour se réaliser et que soit réalisé ainsi le grand ordre, le Dharma. »
Le Monde du Milieu et l’Eau « L’odyssée sacrée se passe dans le monde du milieu, dans ce qu’on appelle le monde du milieu en chamanisme. Ce n’est ni le ciel des dieux, ni l’enfer des morts, c’est l’espace intermédiaire, l’espace liminal de la vie humaine magnifiée par le sacré. C’est ici que l’invisible rencontre le visible. L’aventure initiatique est alors une série de seuils : chaque île est une épreuve, une part de nous-mêmes que nous devons rencontrer. On ne revient jamais d’une initiation tel qu’on y est entré. Nous acceptons de perdre nos certitudes pour gagner quelque chose de supplément d’âme. »
« C’est pourquoi il nous faut maintenant rencontrer l’eau et apprendre à naviguer. L’eau est l’élément des émotions et de l’inconscient. Apprendre à naviguer, c’est apprendre la fluidité : ne plus briser la vague mais l’épouser. C’est le passage de la rigidité du fer, du bronze, du métal à la souplesse de la voile, du vent, de l’eau. Dans cette navigation, nos rêves sont comme nos cartes marines. Ils sont les messages d’esprits du monde du milieu. Le travail sur le monde des rêves, c’est apprendre, apprendre à lire nos nuits comme Ulysse lisait les étoiles. Chaque rêve est une escale, une île où une vérité nous attend. »
Purge et Rencontre de l’Ombre « Pour pouvoir descendre dans les profondeurs sans nous noyer, il nous faudra d’abord nous purger. Nous évoquons ici l’usage du tabac sacré, le Mapacho, sous sa forme liquide, sous sa forme de la plus grande purge. Ce n’est pas un plaisir mais c’est une médecine de vérité. Le tabac purge nos poisons physiques et émotionnels, il vide notre coupe pour qu’elle puisse recevoir le sacré. C’est notre préparation avant d’affronter les monstres. »
« Une fois purifiés, nous rencontrons nos monstres, les cyclopes, les sirènes. Le passage de l’Iliade à l’Odyssée, c’est aussi cette métanoïa, ce grand retournement. On retrouve là aussi l’idée du grand Jihad, qui n’a rien à voir avec faire la guerre avec son voisin ou avec l’autre ou avec l’altérité. Le grand Jihad, c’est ce qui nous permet par ce retournement, par cette traque personnelle, un face-à-face intérieur avec ses propres ombres. »
« Pour Jung, ces démons, cette ombre, ce sont les parts de nous que nous avons exilées. L’ombre n’est pas le mal — nous sommes dans une voie non-duelle —, c’est le réservoir de notre puissance non reconnue. Alors l’acte de courage sera de regarder l’ombre en face et lui retirer ainsi son masque de monstre pour découvrir l’allié, au sens chamanique, qui s’y cachait. »
Conclusion : Le Retour « Au bout de ce voyage, après la purge, après l’ombre, après l’eau, après la Wide Ceremony, comme la possibilité d’un silence. Et puis il y a la hutte, la hutte de sudation partagée avec les frères, avec les sœurs, comme une réagrégation. La dernière étape de tous les rites de passage avant de s’en retourner à sa vie, à sa vie propre, à sa vie personnelle, peut-être un peu transformée. Peut-être… j’espère. »
